Très tôt, dans la Rome antique ou en Grèce ancienne, expliquer le vent a été une nécessité. Pourquoi cette brise vient-elle caresser la peau ? Pire, comment se fait-ce qu’un terrible vent se lève tout à coup ? Entre esprits et divinités, les réponses sont souvent simples, mais rapidement trouvées.

Les vents apparaissent comme des enfants. Coléreux. Jouant tranquillement. On les trouve sous différentes formes. Ils sont les protégés d'Éos et d'Éole. Les Grecs vont donner des noms à ces vents en fonction de leur provenance. Le vent du Nord est appelé Borée. Celui de l’Est prend le nom de notre monnaie : Euros. Le vent de l’Ouest est nommé Zéphyr tandis que celui du Sud se voit donner le charmant nom de Notos.

Les difficultés arrivent lorsque l’on apprend qu’en plus de leur provenance, les vents sont aussi attachés à la saison durant laquelle ils s’affirment. Autant dire qu’avec le réchauffement climatique et le dérèglement total des saisons, on est vite perdus ! Euros incarneraient les tempêtes de l’automne, peut-être en raison de l’arrivée de la feuille d’impôt.

Rapidement, les Grecs vont avoir la brillante idée de complexifier l’ensemble en ajoutant de nouveaux noms à de nouveaux vents. En effet, Nord, Sud, Est, Ouest, c’est assez simple. Mais que faire lorsqu’un vent vient du Sud-Ouest ? Désormais, on l’appellera Lips. Les vents se multiplient de jours en jours, si bien qu’on atteint parfois douze dénominations !

Pour diriger ce petit monde, il faut un maître des Vents. Il est tout trouvé ! Nous vous présentons Éole, le daron des Vents. Finalement, il reste quand même sous la coupole de Zeus, Dieu des Dieux. Il ne peut laisser échapper ses vents que sur ses ordres. C’est un peu le Président et le Premier ministre. Les vents sont tranquillement enfermés dans la caverne d’Éolia et ont le droit à une ballade de temps à autre.

Vous savez désormais tout de la mythologie ! Le vent s’explique ainsi par le caprice de certains enfants (des vents) désireux de se promener sur vos terres. Parfois, ils s’y rendent amoureusement, heureux de parcourir vos allées et d’adoucir votre peau. D’autres fois, ils ravagent tout sur leur passage, si bien qu’on ne comprend pas ce qui leur prend.